F. A. Q.

L'Institut du Sein du Pays Basque

Oncogénétique

Le test génétique est une simple prise de sang ou prélèvement salivaire. Il permet de rechercher des mutations spécifiques dans les gènes responsables d’une augmentation du risque de cancer du sein, notamment les gènes BRCA1 et BRCA2.

Non. Avoir une mutation BRCA1 ou BRCA2 augmente considérablement le risque de développer un cancer du sein, mais cela ne signifie pas que vous en serez automatiquement atteinte. La surveillance régulière et les mesures préventives permettent d’optimiser la gestion de ce risque.

Non, le test génétique est généralement réservé aux personnes qui présentent des facteurs de risque spécifiques, comme des antécédents familiaux de cancers du sein ou de l’ovaire. Le médecin généticien évaluera les critères pour déterminer si le test est nécessaire.

Mammographie

La compression des seins, nécessaire pour la qualité des clichés, peut causer une légère gêne, mais elle reste supportable. Les nouvelles technologies ont amélioré le confort pendant l’examen.

La dose d’irradiation est faible et sans risque pour un dépistage classique. Cependant, il est important de signaler une grossesse éventuelle avant l’examen.

  • Mammographie seule : 66,42 € (remboursée à 100% dans le cadre du dépistage organisé).
  • Mammographie avec échographie : 87,21 € (seule l’échographie reste à régler en cas de dépistage organisé).

Si les clichés ne sont pas suffisamment clairs ou s’il y a une anomalie détectée, des clichés complémentaires ou des examens supplémentaires peuvent être nécessaires. Le radiologue expliquera les prochaines étapes et vous informera si d’autres investigations sont nécessaires.

Il est recommandé de réaliser la mammographie entre le 7e et le 17e jour de votre cycle menstruel pour minimiser la sensibilité des seins, mais cela n’est pas une obligation. Les techniques modernes rendent l’examen plus tolérable à tout moment du cycle.

Échographie mammaire

Elle permet d’apporter des informations supplémentaires à la mammographie, en particulier pour :

  • Expliquer des images ambiguës ou bénignes : Lorsqu’une mammographie montre des résultats incertains, l’échographie peut apporter une clarification.
  • Améliorer la détection chez les femmes ayant des seins denses : Chez ces femmes, l’échographie permet de mieux voir à travers les tissus mammaires denses.

Elle est privilégiée pour les jeunes filles ou les femmes enceintes, car elle n’utilise pas de rayons X, qui sont à éviter chez ces patientes. Elle est également utile pour examiner les creux axillaires plus en détail, où des anomalies pourraient être présentes.

Oui, l’échographie peut détecter des anomalies comme des masses ou des kystes dans les seins. Toutefois, elle est généralement utilisée en complément de la mammographie, car elle n’est pas aussi efficace que cette dernière pour détecter certaines anomalies, comme les microcalcifications.

Non, l’échographie mammaire est indolore. Le médecin applique un gel sur la peau pour permettre le passage des ultrasons, puis passe une sonde sur les zones à explorer. La procédure est simple et non invasive.

Non, l’échographie ne remplace pas la mammographie, mais elle la complète. La mammographie reste l’examen de référence pour le dépistage du cancer du sein, tandis que l’échographie est utilisée pour fournir des informations supplémentaires ou explorer des zones difficiles à interpréter.

Biopsie

  • Hématomes : Ils sont fréquents mais généralement sans gravité. Appliquer une poche de glace après l’examen peut limiter leur apparition.
  • Risques infectieux : Très rares.
  • Recommandations post-examen : Évitez l’aspirine ou les anti-inflammatoires pendant 4 à 5 jours après la biopsie.

Non, l’examen se fait sous anesthésie locale. Le moment le plus désagréable est l’injection de l’anesthésique.

Les résultats sont disponibles après 8 à 10 jours. Un rendez-vous est fixé pour en discuter avec le radiologue.

 

Cela dépend du type de biopsie. Une microbiopsie dure environ 15 minutes, tandis qu’une macrobiopsie peut durer jusqu’à 1 heure.

Tomosynthèse

Comme pour une mammographie classique, la tomosynthèse implique la compression du sein, ce qui peut causer un léger inconfort. Toutefois, la procédure est rapide et la compression est nécessaire pour obtenir des images claires.

Oui, la tomosynthèse offre une meilleure précision, surtout pour les femmes ayant des seins denses. Elle réduit le risque de faux positifs et permet de mieux repérer des petites tumeurs qui pourraient ne pas être visibles sur une mammographie classique.

Contrairement à la mammographie traditionnelle qui produit des images en 2D, la tomosynthèse capture plusieurs images en 2D sous différents angles et les reconstruit en une vue 3D. Cela permet de mieux visualiser les tissus et d’identifier des anomalies qui pourraient être masquées en 2D.

Non, à ce jour, la tomosynthèse n’est pas encore autorisée dans le cadre du dépistage organisé en France. Elle est réservée aux examens complémentaires à visée diagnostique, lorsque des anomalies doivent être explorées en détail.

Les risques sont minimes et comparables à ceux d’une mammographie classique. L’exposition accrue aux rayons X est contrôlée et reste dans des niveaux sûrs, avec des bénéfices diagnostiques importants.

IRM mammaire

  • Contre-indications :

    • Vous ne devez pas avoir de pace-maker, de valve mécanique cardiaque ou d’éclats métalliques dans les yeux.
    • Le périmètre abdominal ou un poids important peuvent rendre l’examen difficile à réaliser.
    • En cas de claustrophobie sévère, l’examen pourrait être contre-indiqué. Dans ce cas, il est conseillé d’en parler avec votre médecin.
  • Documents à apporter :

    • Mammographies, échographies et IRM précédentes.
    • Carte vitale et attestation de mutuelle.
  • Autres informations :

    • Il n’est pas nécessaire d’être à jeun.
    • La durée de l’examen est d’environ 15 minutes.

L’IRM est utilisée pour apporter des précisions supplémentaires lorsque la mammographie ou l’échographie détectent des zones suspectes. Elle est aussi préconisée pour le suivi de certaines patientes à haut risque ou pour contrôler les prothèses mammaires.

L’examen n’est pas douloureux, mais peut être inconfortable à cause de la position allongée sur le ventre et du bruit de la machine.

 

L’IRM est une technique très sensible pour détecter des anomalies, en particulier dans les tissus mammaires denses ou pour évaluer les récidives de cancer. Toutefois, elle est souvent utilisée en complément des autres examens, comme la mammographie et l’échographie.

Anatomo-pathologie

L’anatomopathologie est une spécialité médicale qui étudie les cellules et les tissus pour diagnostiquer les maladies, en particulier les cancers. Les anatomopathologistes examinent des échantillons de tissus prélevés par biopsie ou chirurgie pour déterminer la nature de la lésion, son type et son degré d’agressivité.

Un examen extemporané est une analyse rapide des tissus effectuée pendant l’intervention chirurgicale. Il permet de déterminer immédiatement si les tissus retirés sont cancéreux et aide à guider la conduite de l’opération en temps réel.

  • Examen standard : Généralement quelques jours pour obtenir un diagnostic initial.
  • Analyses spécialisées : Peuvent prendre plusieurs jours supplémentaires en fonction de la complexité des tests demandés.
  • Avis d’expert : Dans certains cas, un avis externe peut prolonger le délai de réponse.

 

  • Description histologique : Caractéristiques microscopiques des tissus.
  • Stade évolutif : Niveau de progression du cancer.
  • Statut hormonal : Présence de récepteurs hormonaux, important pour certains cancers comme celui du sein.
  • Caractéristiques moléculaires : Informations sur les mutations génétiques ou autres caractéristiques spécifiques.

Chirurgie

Après une ablation partielle du sein, vous resterez généralement une nuit à l’hôpital. Un soutien-gorge de contention est recommandé pendant 10 jours pour éviter les complications comme les hématomes. Une consultation de suivi est prévue 15 jours après l’opération.

Oui, la reconstruction mammaire est une option. Elle peut être réalisée immédiatement lors de la mastectomie ou différée à quelques mois après les traitements complémentaires (comme la radiothérapie).

Non, la reconstruction n’entrave pas la surveillance. Elle n’augmente pas non plus les risques de récidive du cancer du sein.

En général, la cicatrisation prend quelques semaines. Un suivi est effectué à 15 jours pour vérifier l’évolution et ajuster les soins si nécessaire.

Pas nécessairement. Si la tumeur est petite et que le volume du sein le permet, une chirurgie conservatrice peut être réalisée pour ne retirer que la partie touchée. Dans certains cas, cependant, une mastectomie est nécessaire.

Chimiothérapie

Les effets secondaires peuvent inclure fatigue, nausées, chute des cheveux, diminution des globules blancs, douleurs articulaires ou cutanées. Chaque patiente réagit différemment, et votre équipe médicale vous proposera des solutions pour les gérer.

Cela dépend de votre état de santé et des effets secondaires ressentis. Certaines personnes continuent de travailler, d’autres choisissent de réduire ou arrêter temporairement. Discutez-en avec votre médecin.

La chute des cheveux est fréquente avec certaines chimiothérapies. Un casque réfrigérant peut parfois limiter cette chute. Les cheveux repoussent généralement dans les 2 à 3 mois suivant la fin du traitement.

Il est recommandé de manger équilibré et d’adapter votre alimentation selon les effets secondaires (comme les nausées). Votre médecin ou une diététicienne pourra vous donner des conseils personnalisés.

Si vous vous sentez bien, il est possible de conduire après certaines séances. Toutefois, il est préférable d’être accompagné pour la première séance ou en cas de fatigue.

Radiothérapie

La radiothérapie est utilisée pour détruire les cellules cancéreuses microscopiques restantes après la chirurgie, réduisant ainsi les risques de récidive.

Non, la radiothérapie elle-même est indolore. Cependant, certains effets secondaires comme des rougeurs ou un gonflement peuvent apparaître au fil du traitement.

Le nombre de séances varie en fonction de chaque patiente, entre 16 et 33 séances, à raison d’une séance par jour, 5 jours par semaine.

Les effets secondaires incluent des rougeurs sur la peau, un œdème du sein, et parfois une légère gêne à la déglutition. La fatigue est également fréquente.

Il est recommandé de ne pas utiliser de produits irritants, de limiter l’exposition au soleil, et d’éviter les bains en piscine ou en mer.

Oui, la radiothérapie est entièrement prise en charge par la Sécurité Sociale dans le cadre des affections de longue durée.

Thérapie ciblée

Les thérapies ciblées agissent différemment de la chimiothérapie. Elles visent des mécanismes spécifiques au développement des cellules cancéreuses, comme la formation de vaisseaux sanguins ou la division cellulaire. Contrairement à la chimiothérapie, qui attaque toutes les cellules à division rapide, les thérapies ciblées affectent uniquement les cellules cancéreuses, ce qui peut réduire certains effets secondaires.

Les traitements eux-mêmes ne sont pas douloureux. Cependant, des effets secondaires peuvent apparaître, comme des inflammations buccales, une fatigue ou des éruptions cutanées. Votre équipe médicale surveillera régulièrement ces effets pour les gérer efficacement.

Non, les thérapies ciblées n’augmentent pas le risque de récidive. Elles sont conçues pour ralentir la progression du cancer et réduire le risque de rechute en bloquant les mécanismes de croissance tumorale.

Un suivi régulier est mis en place pour surveiller les effets du traitement et détecter d’éventuels effets secondaires. Si vous suivez un traitement anti-HER2, un bilan cardiologique sera réalisé régulièrement pour vérifier la bonne fonction de votre cœur.

 

Oui, dans le cadre du traitement du cancer du sein, les thérapies ciblées sont prises en charge à 100% par la Sécurité Sociale, y compris les consultations, les médicaments et les examens nécessaires.

Hormonothérapie

L’hormonodépendance signifie que la tumeur dépend des hormones, en particulier des œstrogènes, pour croître. L’hormonothérapie est prescrite pour bloquer cette influence.

La durée dépend du type de cancer et de sa progression. En traitement adjuvant, il est généralement administré pendant 5 à 10 ans. Pour les cancers métastatiques, la durée varie selon la réponse au traitement.

 

Les effets secondaires les plus fréquents sont les douleurs articulaires, les bouffées de chaleur et une prise de poids. Des effets secondaires spécifiques à certains médicaments peuvent aussi apparaître, comme une perte de densité osseuse ou un risque accru d’infection.

 

Oui, il est recommandé d’interrompre la contraception hormonale. Cependant, une méthode de contraception non hormonale doit être utilisée, car certains traitements, comme le Tamoxifène, n’agissent pas comme contraceptifs.